Lâcher prise

lacher prise

COMMENT ET POURQUOI LÂCHER PRISE

 

Nous aimerions tous que tout se déroule selon nos envies. Cela ne serait que plus simple. Bien évidemment, la vie ne nous apporte pas toujours ce que nous désirons. Nous faisons alors face à des événements que nous souhaiterions différents mais que parfois, nous ne pouvons pas changer.
Aux événements s’ajoutent les nombreuses pressions que nous nous affligeons nous mêmes. « Il faut », « je dois », « il ne peut en être autrement », « je veux que cela soit », « je veux que l’autre… », autant de préceptes conditionnés et souvent inefficaces.

Il est vrai qu’il est tentant de s’acharner sur « ce qui aurait pu être » et oublier le moment présent, l’ici et le maintenant. Mais on ne peut être ailleurs qu’ici et à un autre moment que maintenant… Le seul changement possible face à ces événements non conformes à nos souhaits, réside alors dans notre façon de les percevoir et de les vivre. Ici peut s’initier le lâcher prise.

 

Comment lâcher prise

Difficile, il est vrai, de ne pas penser que tout peut se dérouler comme on le souhaite puisque nous initions notre vie, bébé, par le sacre du roi « Moi ». Sacre durant lequel l’environnement, l’autre, va répondre à nos besoins. Ou ne pas y répondre. De cette non réponse, comme du manque d’écoute, découlera adulte, la volonté de tout maîtriser. D’autant plus difficile donc, de lâcher prise puisque que notre volonté de contrôle (contrôler l’autre, les événements, etc.), prend alors toute son ampleur.

La notion de lâcher prise s’appréhende donc simplement en l’opposant à son contraire : le contrôle.

Nous ne pouvons ni changer notre passé, ni avoir l’assurance que notre futur sera ce que l’on espère qu’il sera. Nous pouvons encore moins nous épargner les phénomènes extérieurs et faire agir l’autre comme on le voudrait.
Lâcher prise c’est donc accepter, accepter l’autre, accepter les événements. S’accepter ici et maintenant et se reconnaître partie d’un tout interactif. C’est prendre conscience que ce qui ne peut pas dépendre de nous seuls, peut, par définition, ne pas se dérouler comme on l’idéalise. Car enfin, “ l’autre ” n’étant pas “ moi ”, n’obéit pas toujours à “ ma ” loi.

Ce faisant, nous cessons alors d’être la mesure de toute chose. Il n’y a plus de “ moi ” pour exiger de l’autre ou des événements qu’ils se conforment à « mes » critères. Le lâcher-prise se produit dès lors que le “ moi ” accepte de l’autre qu’il soit autre et que les événements soient ce qu’ils sont.

Bien que simple, cette notion est parfois difficile à appliquer. Elle implique des choix mais surtout des deuils : nous devons « lâcher » ce sur quoi nous avons « prise » (ou ce qui a prise sur nous…).

Ces deuils peuvent donc être multiples et touchent parfois à des valeurs qu’il nous est difficile d’abandonner. Mais souhaiter qu’il fasse beau un jour de pluie, ne fait pas revenir le soleil, tout comme passer cette journée pluvieuse à ressasser son besoin de beau temps est, au final, très limitant…

 

Pourquoi lâcher prise

D’un point de vue strictement énergétique, le contrôle, le ressassement, l’immobilisme face aux événements non conformes à notre volonté, l’exigence de la réussite, etc. implique non seulement une forte dépense d’énergie mais aussi la pollution de celle-ci. Les conséquences à termes sont bien plus dommageables que ce qui nous parait trop difficile à accepter. 

 

Conclusion

Lâcher prise nous demande donc de différencier ce que nous pouvons contrôler ou influencer, de ce qui ne peut l’être. C’est également comprendre que les choses ont l’importance qu’on leur donne… Conscient de la perte d’énergie et de bien-être que représente le contrôle, lâcher prise nous préserve donc de l’inefficacité de la pensée obsessive.

Cela ne signifie en rien abandonner ses objectifs, ne plus être concerné ou se détourner de ses responsabilités, mais cela implique de nous accepter dans nos limites, parfois de nous changer et de faire autrement ou à un autre moment.

Lâcher prise, c’est surtout accepter comme une évidence que :

Ce qui est, est

Ce qui n’est pas, n’est pas

Ce qui ne peut pas être, ne sera pas